Usurpation d'identité via le web : légende ?

Photo : Usurpation d'identité via le web : légende ?

Un clone librement inspiré du numérique ?

Tout récemment, une agence dont je ne me rappelle plus du nom (c'est raté) a tenté une opération virale sur la base des traces que l'on laisse un peu partout sur le Web, et surtout sur les réseaux sociaux. Le camarade David Chabant a d'ailleurs souligné l'intensité dramatique du dispositif, qui nous amène tout de même à réfléchir d'autant plus qu'on aime en rire. Les propos et les photos y sont tous envisagés sous le jour de la mauvaise réputation, comme des ennemis potentiels qui peuvent nuire à votre image en ligne.

Pour contrer cela, il y a la solution des hellopages ou le bon vieux principe qui consiste à avoir une vie privée réelle, nichée au creux de votre intimité. Mais ce n'est pas de cela dont on va papoter aujourd'hui, pour nous jeter à fond les ballons dans la thématique ô combien scabreuse de l'usurpation.

Bien plus que l'e-reputation, les données et photos qu'on disperse joyeusement sur Twitter ou Facebook peuvent aussi permettre de reconstituer votre profil. Votre photo, votre splendide coiffure qui vous donne si fière allure, et pour les plus connectés d'entre vous, une bonne partie de votre régime alimentaire, mon cher Watson. Vos relations, vos préférences, vos habitudes. C'est à dire, une partie de votre identité.

Pour faire simple, les brigands des autoroutes de l'information peuvent se faire passer pour vous en collectant les informations que vous semez ici ou là, tél un agriculteur un peu fou, labourant les sillons numériques de votre paysage personnel. Je vous laisse l'inconfort d'imaginer tout ce que cela peut engendrer comme drames et crimes variés.

Bien entendu, vos amis réels, votre patron ou l'amour de votre vie ne peuvent se leurrer sur votre personne. Ils vous reconnaissent à cette allure nonchalante divinement sophistiquée que vous arborez en toutes circonstances, même en mangeant un yaourt à la mangue. Même si cela semble particulièrement capilotracté, l'usurpation n'épargne personne, et surtout pas les inconnus. Voici une petite revue des plus grandes manigances mises au jour par les fins limiers cybernétiques :

Usurpation d’identité sur Facebook

Voilà qui donne envie de mieux se pencher sur les règles de confidentialité de ses sites favoris, pas vrai ?

En France nous avons quelques dispositifs qui tentent d'encadrer l'utilisation des données privées, dont la célébrissime loi informatique et libertés, promulguée à l'époque cuivrée du Minitel. Bien d'autres pays dans le monde ont adopté des lois et décrets pour codifier les choses, comme la protection de la vie privée au Canada, les amendements ici et là envers Facebook, qui reste tout de même le réseau en ligne de mire de la plupart des craintes. En même temps, c'est justifié dans la mesure où il permet d'accéder à des milliers d'applications, qui utilisent son protocole d'authentification. Les données collectées par ses apps sont parfois totalement privées, comme pour l'accès au répertoire de contacts de votre smartphone par exemple, ou aux photos stockées sur l'appareil. Google semble être le challenger car si les internautes ne s'y épanchent pas à grands coups de likes, c'est tout de même là que la majorité de nos contemporains font leurs recherches.

Un exemple d'une banalité édifiante : votre santé, protégée par le secret médical et le système d'assurance maladie dans son ensemble. Quoi de plus facile pour deviner la maladie d'une personne que de consulter ses recherches Google ? Après un examen au laboratoire, la majorité des gens essayent de se diagnostiquer, puis de chercher à vérifier les symptômes, l'évolution d'une maladie, les traitements. Des données qui en disent long sur votre corps de rêve, et donc sur vous.

N'oubliez pas de tourner vos pouces sept fois avant de raconter quoi que ce soit sur le web !

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Auteur : Simon Tripnaux

Blogueur lifestyle - Content manager & expert SEO. Mon job, rendre visible et lisible vos projets par les mots. Adepte de l'écriture depuis 1978.

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Loi Pinel 

c'est un fait banal et fréquent mais il y a un grand risque sur ce sujet, donc il vaut mieux faire attention.

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