Une folie

Photo : Une folie

Et puis un beau jour ça arrive. Une folie qu'on ressent. Au fond d'un quelque chose que les poètes sans imagination auraient appelé les tripes. Volute légère laissée au vent. Un rien, sans doute, mais comme une attirance ineffable. Qui vous pousse à aller au devant des choses ...

De ces choses molles et alanguies qui font les levures dociles d'un quotidien que le jour n'éclaire que par l'assurance. Sauter par dessus tout. Pour aller quelque part, pour un autre part où l'on ne s'est aventuré.

Ces maisons, vous savez, que l'on aperçoit dans le train en marche, le coude sur le rebord métallique d'une vitre qui vous renvoie vos traits. Ce reflet là que l'on connais trop, et au dehors derrière le verre, des vies comme autant de rêves qui sommeillent et s'amoncellent. Au devant, simplement. Comme un premier pas, un élan qui souffle aux tempes, qui vous fait partir. Là bas, pas bien loin non, mais là où. Là où les mots vous emportent pour prolonger un voyage dans la tête. Pour que de la tête les jambes suivent le cheminement d'une pensée. Un voyage en aller-simple en provenance de rêves pour frôler une destination qu'on a déjà torturé dans sa tête. Embarcation pour une envie, celle de rencontrer ce conte aux contours flous. Aux contours fous. Celui qui omnibulait mes nuits ces jours derniers.

Debout. Le crépuscule dans les vertèbres et le rasage improbable, besace de fortune pour une escale d'un jour. Y'a des partir, comme ça, ça vous semble des possibles si évidents que la bagagerie vous a laissé à quai. Un sac à dos kaki, empli de linges pour son plus simple, de babioles techniques pour son reste. Qui me colle au dos comme un dossier, silhouette bossue de vert debout dans ces paysages flous. Voilà donc ce départ en minimum de survie, une partance comme pourtant j'en avais déjà maintes fois attrapée. Ce jour là pourtant, s'aurait pu être une nuit. Là, il faut bien se l'avouer, seul le transport était commun, froid ferroviaire me tractant à toutes bringues vers la réalité physique d'une âme. De celles qui vous ensorcèlent. Pas par les tripes ou qui vous tord le ventre, non. Qui vous hurle dans la tête qu' il faut le faire, ce voyage là. Qui vous ensorcèle. Au creux d'un rien.

Un voyage de rien si l'on y pense, des kilomètres de poutrelles avalées, mais de ces genres de kilomètres que l'on égrène dans sa tête comme un taulard fusille ses jours. Et puis ces gens autour de moi, ces gens qui me croisent entre les soufflets. Affairés à s'asseoir. Regards songeurs sur leurs vies et présences, à se demander où ils vont et pourquoi ils y vont. Regards songeurs sur moi, à se demander ce que je fais debout. Car je n' espérais rien d'autre, du plus loin des tréfonds de mes années de môme solitaire, que de rencontrer une âme.

A Christelle
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bonjour, c 'est normal d être verbalisé en cas d'infraction, mais pour les points, c ' est vraiment très dur de repasser le code et permis, surtout après la cinquantaine,

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