Politique : la guerre du web

Photo : Politique : la guerre du web

Depuis quelques campagnes, Internet est un outil qui compte dans le paysage politique ...

Mais maintenant, les présidentielles pour 2012 risquent bien d'avoir une autre allure. Et comme une saveur piquante qui aiguise les papilles. Et les appétits de victoire ? Deux éléments à mes yeux changent la donne par rapport aux précédentes éditions. D'abord la teneur du discours politique, parasité par les petites phrases et polémiques en tous genre. Ensuite la largeur du public, qui se délecte de ces niaiseries sans aucune démarche intellectuelle autre que le suivisme idéologique pur. Ou la fainéantise. Ou les deux.

La teneur du discours

Le petit Nicolas a instauré autour de sa personne un niveau de ton dans lequel tous les coups sont permis. Rarement on aura vu des attaques aussi nombreuses, des coups bas et autres saloperies si imaginatives ... la plupart propagée depuis le web ! Les petites phrases sont mises en ligne par des internautes, des éditeurs en ligne, des rédactions web, des médias qui peuvent se permettre de publier des informations sans importances car leurs espaces n'ont pas de limite. On imagine mal en effet un journal télévisé s'appesantir sur tous les coups de menton des élus à longueur d'antenne. Cela n'était pas possible avant le web. Il y avait la contrainte du temps, la hiérarchie de l'information, toutes ces choses. Parce que sur Youtube, on zappe sur ce qu'ont veut voir, ce qu'on cherche à voir, avec le voyeurisme qui pend à toutes les cervelles. Les smartphones avec leur caméras embarquées, les phénomènes de viralité comme le permettent aussi Twitter, le flirt entre vie privée, vie publique, l'officiel et le off ... Toutes ces nouvelles pratiques vont donc s'accentuer encore plus avec l'approche des élections présidentielles ...

Les réseaux sociaux dans le débat

Les débats télévisés gonflent souvent les gens, habitués à un zapping permanent. Résultat : seules les saillies et les "clashs" sont valorisés. Du temps où la presse écrite était reine, on appelait ça les petites phrases. On les savoure maintenant de plus en plus en mode vidéo. Et on les partage, avec une facilité et une fluidité déconcertante que l'email n'a jamais réussi à atteindre. Les chiffres le prouvent : l'usage de Facebook en France atteint des records. Et c'est là qu'intervient le coté spectaculaire de chaque petit dérapage, amplifié par les vues, les ReTweets, les commentaires ... tout cela dans un champ intellectuel pas du tout concentré sur la chose politique mais dans une mélasse informe composée de conseils pour se maquiller comme une morue, la salaison du thon fermier, un chaton très mignon sur le dos d'un poney. Et l'inverse aussi, comme de bien entendu. Bref, le citoyen ne sait plus bien où se situe la frontière entre le pouvoir d'achat et le pouvoir des chats. Et on le comprendrait presque.

Car l'internaute est habitué au vote désormais : il n'arrête pas de donner de la voix, en votant par un "J'aime" plein d'emphase à propos de tout et bien souvent n'importe quoi.

Le webgate au coin de la rue

Les hommes politiques doivent donc le savoir : c'est probablement sur le web qu'ils courent à leur perte. On va leur tendre des micros comme des pièges, des caisses de résonances immenses au moindre mot de travers. Mais est-ce que cette masse et cette abondance de micro-informations va rendre l'internaute lambda plus au fait de la vie politique ? Des idées ? On peut en douter, comme on peut très bien penser que cette proximité brûlante de la personnalité est en soi une information utile au moment du vote.

Les camps adverses sont bien rodés, ils ont tous subis des assauts numériques, là sur un site web, là sur un clip ridicule, et tout s'annonce comme une belle bataille virtuelle. Avec des répercussions qui seront probablement cruciales, cette fois-ci dans le débat public, car depuis l'avènement de Twitter les journalistes des médias classiques ont pris l'habitude d'inviter le web dans leurs colonnes, leurs écrans, leurs transistors. Ils sont sur Twitter, ils causent des évènements en se documentant depuis le web, et certains journaux télévisés passent maintenant des vidéos Youtube sans le moindre état d'âme.

La guerre de l'information à donc commencé, avec des intoxs qui voient le jour ici et là, des mises en scènes, des militants qui manipulent les images. Les armes : les smartphones, les forums, les blogs, les réseaux sociaux. Qu'ils veuillent le dompter, l'acheter ou le museler, le web n'a pas fini de faire transpirer les candidats ...

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Auteur : Simon Tripnaux

Blogueur lifestyle - Content manager & expert SEO. Mon job, rendre visible et lisible vos projets par les mots. Adepte de l'écriture depuis 1978.

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