Minimalisme : l'idée d'une vie plus simple ?

#Minimalisme #Lifestyle #Cool #Design

Depuis quelques années, l'idée de freiner un peu notre mode de vie pour se donner le temps de respirer un brin avance ... Zoom sur une tendance qui se mue doucement en nouveau lifestyle !

A la suite de ma rencontre avec Grégory Laurent que je vous relatais ici-même, je commence à croiser de plus en plus souvent des blogs qui parlent de la mouvance minimaliste.

Cet état d'esprit qui souhaite faire du quotidien une expérience simple et riche à la fois semble prendre le contre-pied de notre culture de la syllogomanie la plus éperdue.

Amasser n'est pas une fin en soi, et ça commence à se crier sur tous les toits !

On en a marre de ceux qui se gavent sans limites, et surtout sans aucun but sinon celui de fuir une chute inéluctable, celle de notre propre existence.

Histoire de creuser un peu ce concept du minimalisme, j'ai voulu savoir s'il était plus que la simple expression d'un goût pour les belles formes, un peu comme le design nous donne à voir des objets dont le look répond avant tout à la fonction de leur destination.

Est-ce que vivre dans un loft géant, sans cloisons, est une idée totalement bobo ou pas ? Avec la cuisine donnant directement sur la salle de bain ? Et nous, dans nos jolies villes venues d'un autre âge, est-ce qu'on peut trouver ça facilement au coin de la rue dans une agence immobilière à Paris 5 ou sous le sabot d'un cheval à bascule ?

Est-ce qu'une déco scandinave un peu glaciale suffit à faire de notre vie une aventure minimaliste digne de ce nom ? Qui de la consommation locavore ? Mille questions se bousculent dans ma tête.

Voilà pourquoi j'ai pris le taureau par les couettes et je suis parti à la rencontre des blogueurs les plus influents dans le domaine du minimalisme. Voici leurs réponses à mes questions !

Less is more, le minimalisme ! Le minimalisme, c'est quoi en quelques mots ?

Louise : Le minimalisme est un style de vie, un choix prônant la simplicité et la facilité dans tous les domaines du quotidien. Que ça soit dans l'hébergement, la décoration, l'habillement, la beauté, les relations humaines, le travail...on va à l'essentiel, pas de superflu polluant l'existence. On écoute plus notre coeur en choisissant uniquement ce qui nous fait vraiment plaisir et ce que l'on a vraiment besoin. Cela apporte plus d'apaisement au quotidien, plus de temps libre, plus de créativité et plus concrètement cela fait économiser de l'argent.

Aurélie et Youri Le minimalisme est un état d’esprit, une philosophie de vie, une véritable façon de vivre. Etre minimaliste, c’est se satisfaire de ce que l’on a et ne pas chercher sans cesse à l’extérieur des choses pour nous remplir, pour remplir notre maison, pour combler notre vide intérieur. Notre société consumériste nous incite sans cesse à consommer des choses dont nous n’avons pas réellement besoin.

Pour cela, la publicité - et le marketing en général - nous font croire que nous ne sommes pas complets, qu’il nous manque quelque chose afin de créer un sentiment de manque. Ainsi, pour compenser ce manque, nous nous créons des besoins. De ces besoins naissent des pulsions qui nous poussent à désirer des objets qu’il nous paraît indispensable d’acquérir à tout prix afin d’avoir une meilleure vie, d’être plus intelligents, plus beaux, d’être plus heureux en somme.

Mino :Le minimalisme, c’est l’art de vivre avec uniquement ce qui nous est essentiel. Et l’essentiel est propre à chacun.

Dans notre société actuelle, il est tellement facile de se procurer beaucoup d’objets qui ne nous sont même pas utiles. Nous les avons, nous les achetons, sans même en avoir vraiment besoin, nous les rangeons, nous les stockons et … nous les oublions. Ce qui nous fait au final des maisons encombrées.

Le minimalisme, c’est aussi se rendre compte qu’on vit mieux quand on enlève tout ce superflu.

Emilie : Selon moi, c’est un mode de vie qui consiste à se débarrasser du superflu et à se concentrer sur l’essentiel, afin de trouver un équilibre épanouissant.

Une forme de bonheur dans la simplicité et l’authenticité.

Cela concerne tous les aspects de la vie : la maison, les relations et notre rapport aux autres, à la nourriture, à la consommation en général et à la manière dont nous nourrissons notre esprit et notre jardin intérieur.

Comment avez-vous découvert le minimalisme ?

Louise : J'ai découvert le minimalisme un peu malgré moi quand j'ai réalisé que ma vie était super compliquée, que je n'avais le temps de rien, que mon intérieur était trop rempli... bref c'est là que j'ai compris que trop c'était trop.

J'avais l'impression d'être à côté de la plaque, dans un brouillard stressant en permanence.

C'est à ce moment là que j'ai découvert le mot "minimalisme" et sa définition. Je n'en avais jamais entendu parler avant !

Mino : Complètement par hasard. Ma sœur avait acheté le livre « L’art de la simplicité » de Dominique Loreau, juste comme ça, et l’a oublié chez moi.

J’ai dévoré le livre, ça a été un véritable déclic. J’ai passé des jours à désencombrer ma maison après.

Avant, le shopping était un de mes passe-temps favoris. Maintenant, les magasins ne m’attirent plus. J’y vais pour acheter ce dont j’ai besoin, c’est tout. Le souci, ce n’est pas la consommation, c’est la surconsommation d’objets inutiles.

Mais avec le recul, je me rends compte que j’ai grandi dans le minimalisme. J’ai eu une enfance « minimaliste et zéro déchet » à Madagascar. Nous n’avions pas autant de facilité qu’ici en France à se procurer du « superflu ».

Emilie : J’ai toujours trouvé que ce mot m’allait bien, où que j’y aspirais en tout cas ! Je l’ai d’abord utilisé pour résumer et présenter mon blog et mon mode de vie.

Et j’ai découvert par la suite qu’il y avait un mouvement derrière.

Je fonctionne comme ça : je ressens, j’écoute et me laisse guider par mon intuitions. Et je cultive ma connaissance sur un sujet ensuite.

Aurélie et Youri : Nous n’avons pas réellement découvert le minimalisme. En réalité, nous avons toujours été des minimalistes dans l’âme. Nous n’avons jamais aimé nous encombrer d’objets en tous genres. La simplicité et les espaces épurés nous ont toujours apporté beaucoup de joie, de sérénité et d’apaisement. Nous n’avons réellement mis le mot « minimaliste » pour décrire notre état d’esprit que quand nous avons découvert le livre de Dominique Loreau « l’art de l’essentiel », il y a quelques années.

Depuis, le mouvement minimaliste s’est bien développé et de plus en plus de gens se tournent vers ce mode de vie car ils se rendent compte que la consommation de biens matériels en tous genres ne leur apporte pas le bonheur et l’épanouissement espérés et promis par les publicités.

Quelle est la différence avec la simplicité volontaire ?

Aurélie et Youri : La simplicité volontaire est un concept plus large que le minimalisme qui encourage la simplicité dans tous les domaines de la vie. La simplicité volontaire va à l’encontre de toute forme d’addiction à la consommation. Elle inclut différentes choses telles que la maitrise de ses pulsions d’achat, le bannissement de la publicité et le boycott de toutes les fêtes commerciales qui ne sont souvent que des prétextes à consommer davantage.

Le concept de simplicité volontaire nous encourage également à désencombrer nos maisons et à recycler nos objets inutiles, à acheter des biens d’occasion plutôt que des objets neufs et à consommer des aliments sains et locaux. Ce concept nous incite aussi à profiter du temps limité que nous avons sur cette terre en passant moins de temps à travailler et en prenant du temps pour soi, en pratiquant des activités simples, non marchandes, dans le respect des autres et de notre environnement.

Le minimalisme représente une partie de la simplicité volontaire car il concerne surtout la possession de biens matériels. Il nous incite à nous alléger et à ne posséder que le minimum de biens matériels afin de nous aider à nous libérer des contraintes liées à la possession d’objets.

Louise : Il n'y a pas vraiment de différence à proprement parler. Je dirais que la simplicité volontaire est plutôt très concrète, faisant référence au détachement des choses matérielles.

Le minimalisme touche aussi au concret, mais également au côté plus spirituel, à ce qui se passe dans la tête et dans le coeur.

Comme je le disais plus haut par exemple avec les relations humaines, en ne privilégiant que ce qui nous rend heureux et non plusieurs centaines de fausses amitiés.

Pour moi la méditation est un très bon moyen d'apporter du minimalisme dans son esprit en apprenant à apprécier la vie comme elle est, sans chichis.

Mino : La simplicité volontaire comme le terme l’indique consiste à vouloir vivre dans la simplicité. Il y a beaucoup de notion de recyclage, de fabrication soi-même des objets, et de rejet de la consommation de certains produits (notamment des produits chimiques) dans la simplicité volontaire.

Le minimalisme n’inclut pas vraiment tout ça.

Ces 2 notions sont très proches, mais la pratique de l’un n’induit pas forcément la pratique de l’autre.

Emilie : Je ne connaissais pas ce mouvement avant que tu me poses la question !

Je dirais - mais je n’ai lu que la page Wikipédia sur ce courant - que le minimalisme est une forme de continuité de la simplicité volontaire. Et va au-delà de la question de la consommation et de l’écologie en abordant aussi les questions de rapport aux autres, à soi, etc.

Il y a aussi une quête esthétique proche de celle du design dans le minimalisme ?

Louise : Oui tout à fait, il y a dans le minimalisme quelque chose d'esthétique, de design, d'apaisant. Mais à la base je pense que le minimalisme n'avait pas vraiment de lien avec l'esthétisme mais que ce rapport est apparu avec le design scandinave des années 70.

Mino : Oui, le côté esthétique a son importance. Quand on n’a plus beaucoup d’objets, et qu’on doit en acquérir un nouveau, on s’efforce à avoir le meilleur objet qui nous correspond.

Quand un objet est beau, on a plus plaisir à l’utiliser.

C’est une différence avec la simplicité volontaire aussi où cette notion n’est pas vraiment prise en compte.

Aurélie et Youri : En effet, l’esthétique peut être recherché dans le minimalisme mais pas forcément. Posséder moins d’objets permet de ne pas dépenser son argent dans n’importe quoi mais d’investir dans des objets de meilleure qualité, plus esthétiques aussi. Après, il faut faire attention de ne pas tomber dans une recherche d’esthétique à tout prix et transformer son addiction à la consommation en addiction à la quête d’esthétique.

Le minimalisme vise bien à une diminution de la consommation et pas à une recherche obsessionnelle d’esthétique. Malheureusement, on a souvent tendance à passer d’un extrême à un autre et on sait que les extrêmes représentent les deux faces d’une même pièce. L’idée principale du minimalisme est de descendre les objets de leur piédestal et de les considérer pour ce qu’ils sont, c’est à dire des produits utiles. Il s’agit bien de sortir d’une addiction, pas de s’en créer une autre.

Emilie : Le minimalisme est un mode de vie exigeant. Et donc à la recherche d’une certaine beauté et d’esthétisme, oui.

S’entourer de beauté favorise le bien-être.

Comme préférer la qualité, la fonctionnalité à la quantité et aux produits bon marché ou simplement à la mode.

Des lectures à recommander pour approfondir le sujet ?

Louise : Tous les livres de Dominique Loreau !

Mino : Je recommande le livre « L’art de la simplicité » de Dominique Loreau, mais aussi « L’art de l’essentiel » du même auteur.

Je parle bien sûr de minimalisme sur mon blog mamanminimaliste.fr. Mais il y a aussi les blogs comme lacabanedemoe.com ou MamanSOrganise qui en parlent.

Pour ceux qui parlent anglais, TheMinimalists.com et BecomingMinimalist.com sont incontournables.

Aurélie et Youri : Les livres de Dominique Loreau sont très intéressants, notamment L’art de l’essentiel et L’art de la simplicité dans lesquels elle donne des conseils pour se délester du superflu, désencombrer sa vie et éliminer ce qui est inutile. Elle fait aussi le parallèle entre un intérieur encombré et un esprit tourmenté. Finalement, le désencombrement permet de se délester du superflu mais aussi de ses problèmes et permet de se sentir plus en harmonie avec soi et avec les autres.

Le livre Zéro Déchet de Bea Johnson est un livre très riche également. Elle nous parle de son mode de vie « zéro déchet » et se ses astuces pour vivre de manière plus écologique.

La magie du rangement de Marie Kondo est parfait si vous voulez faire du tri mais que vous ne savez pas comment vous y prendre, ni par quoi commencer. Marie Kondo nous parle de sa méthode KonMari, une méthode simple et efficace pour bannir le désordre de votre maison sur le long terme.

Enfin Léo Babauta dans son livre L’art d’aller à l’essentiel, nous propose une approche de l’efficacité différente de ce qui nous est proposé la plupart du temps. Plutôt que de nous donner des astuces pour faire le maximum de choses en un minimum de temps, il nous incite à nous focaliser sur l’essentiel pour être plus efficace et moins stressé. Cela nécessite de simplifier sa vie, d’identifier les choses indispensables de votre vie afin de ne garder que le nécessaire et de se fixer moins d’objectifs pour obtenir plus de résultats.

Emilie : Evidemment, Dominique Loreau : « L’art de la simplicité ». Bien que je regrette qu’il ne s’adresse qu’aux femmes !

C’est un livre que je relirai je pense régulièrement.

C’est à la fois une philosophie de vie expliquée simplement qui fait sens chez moi, et des conseils pratiques pour transformer sa vie en aspirant à plus de simplicité, mais aussi à plus d’exigences.

La notion d’effort y est très présente et elle démontre en quoi elle aide à améliorer sa vie au quotidien et en quoi il est sain de s’imposer des efforts, même petits, tous les jours. J’adhère complètement (mise à part à l’utilisation de l’eau de javel qui est tout sauf écolo !)

Par quoi commencer quand on veut entreprendre une démarche minimaliste ?

Aurélie et Youri : L’idée, c’est de commencer par quelque chose de facile pour vous. Souvent, quand on se lance dans un nouvel objectif, on peut être tenté de voir grand et on s’attaque d’emblée au plus gros poisson.

C’est une erreur qui a souvent pour effet de nous faire abandonner ce nouvel objectif car la marche est trop haute.

Le but est d’inviter le minimalisme progressivement dans notre vie afin d’en faire une véritable façon de vivre.

Si c’est une lubie qui ne dure que quelques mois, ça n’a pas grand intérêt.

S’il est facile pour vous de trier vos vêtements, commencez par votre dressing. En général c’est à cet endroit qu’on a le plus de choses inutiles.

Pour trier vos vêtements, demandez-vous pour chaque habit si vous l’avez porté dans l’année écoulée. Si ce n’est pas le cas, donnez-le car vous ne le reporterez sûrement pas les prochaines années.

Quand vous avez un doute sur un vêtement, mettez le dans un carton. Gardez ce carton pendant un an dans votre grenier ou votre cave. Au bout d’un an, si vous n’avez jamais fait l’effort d’ouvrir ce carton, donnez ce qu’il s’y trouve, vous n’en avez plus l’utilité ;)

Louise : Je dis toujours qu'il ne faut pas vouloir être minimaliste pour suivre la tendance du moment. C'est le meilleur moyen pour ne pas le vivre avec épanouissement !

Il faut vraiment souhaiter simplifier et faciliter son quotidien.

Pour moi quand on commence il faut déjà bien connaitre ses motivations car c'est ça qui fera tenir sur le long terme; puis faire un bon tri chez soi en gardant l'essentiel et les basiques, ce dont on a vraiment besoin.

En clair on choisit ce qui nous facilite la vie !

Mino : Quand on veut entreprendre une démarche minimaliste, il faut déjà commencer par déterminer son essentiel.

Qu’est-ce qui est vraiment important pour nous ?

Qu’est-ce qui nous rend heureux ?

Et après alors, il faudra se détacher du reste.

Emilie : C’est une démarche qui va tellement à contre-sens de la société dans laquelle on vit, aliénée par la performance et la consommation que, à mon avis, rien que le fait de s’y intéresser est déjà une première étape.

Ensuite, je pense qu’il faut se poser des questions simples : qu’est-ce qui est important pour moi, qu’est-ce qui me rend heureux (vraiment) ? De quoi ai-je besoin, que signifie le confort pour moi ?

Puis initier un tri : dans ses affaires, dans ses relations, dans sa tête.

Et instaurer de nouvelles habitudes qui favorisent notre bien-être. Qui peuvent être aussi simple qu’écrire, se mettre à lire ou à dessiner, écouter des podcasts, méditer, manger différemment…

On oublie trop à quel point tout ce qu’on ne fait pas par « manque de temps » peut être source de bien-être mais aussi de satisfaction et de fierté personnelle. Et tout cela participe à notre bonheur. Bien plus que d’acheter le dernier sac à la mode de la marque que tout le monde s’arrache.

Merci pour ces réponses détaillées ! Voilà qui nous éclaire pas mal sur le minimalisme et ses enjeux, sa philosophie. Tout un état d'esprit vraiment séduisant. Et vous, camarades lecteurs, prêts à franchir le pas ?

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Auteur : Simon Tripnaux

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1 avis pour le moment

Michelle 

J'adore la petite référence à Ikea ... Je ne pense pas que ça suffise à se définir comme minimalisme mais c'est un début !

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