Née en 68, l'année de tous les espoirs et de la révolution sexuelle pour la vieille Europe qui s'ennuie, elle porta plus tard le flambeau des femmes africaines victimes d'une certaine misogynie plus qu'ambiante. Ses deux luttes principales : la polygamie et le mariage forcé. Mais plus que de simples brûlots contestataires, ses chansons restent pour l'amateur de jazz occidental des bijoux suaves et sucrés, délicieusement maîtrisés et épicés à souhait.

Proches de la tradition africaine, authentiques, ces chansons n'en sont pas moins proches d'accès et populaires. Dans un sens, proche du peuple, de la vie, de son peuple, les tubes ne se comptent plus au pays. Sucrés mais pas mielleux, dégageant une énergie folle et évoquant, comme par une magie ineffable, un sourire tous sens déployés.

Le label World Circuit édite une compilation de ses plus beaux morceaux en vingt titres à fleur de peau. Une voix à respirer sourire, rien que ça c'est déjà un beau voyage.