Parce que bien que je figure dans une joyeuse blogroll de 42 liens sur Kriisiis.fr, ça ne me rapporte pas grand chose ... Oui, quarante deux. Il y a de cela presque un an, je ne sais plus trop bien, Kriisiis était un blog qui démarre. On ne le sais que trop bien en ce moment, avec les auto-congratulations permanentes à propos des douze premiers mois du blog social media. Je me suis amusé à regarder dans le rétro. Direction la même date qu'aujourd'hui, un an en arrière, à bord de Google Analytics et de mes 2 524 300 visiteurs uniques ... Et vous savez quoi ? Sources de trafic ... sites référents ... On filtre sur mon partenaire grand spécialiste des communautés qui vont bien et je découvre ça :

Les sites référents ont généré 18 visites via 1 sources. Filtrage pour sources contenant "kriisiis"

18 visiteurs. Une blogroll sans aucun sens pour gonfler le tout. Des fans qui se mirent dans l'égosphère. Ou alors j'ai rien compris ... Je pense plutôt avoir bien compris ! Je n'ai pas pour habitude de jouer dans la cours des clasheurs en tous genre, pourtant. Mais je pense que le coté claironnant du personnage cadre mal avec son impact et son audience réelle. C'est un art subtil le trafic web et bien que je ne publie pas ici dans la grande prose hautement intellectuelle, je ne pense pas non plus que le contenu de Christophe intéresse mon lectorat. Il est volatile et a besoin d'infos rapides et consistantes, c'est un peu le principe. Tout le contraire des listes à rallonge de Retweets en tous genres, des concours incessants pour des carrés 125 et tout ce boxon social qui me dépasse un peu. Vu les chiffres qu'il annonce à l'occasion de son anniversaire, je pourrais parader deux fois plus, voire trois.

Ce petit billet sans grande importance (mais j'écris ce que je veux chez moi) vient s'ajouter aux autres réactions épidermiques que j'ai de temps à autres envers les distorsions nombreuses qu'engendre la blogosphère. L'influence dans le sens que veulent y mettre les marchands est un monde très distinct de celui du trafic pur et dur. C'est probablement là une des différences fondamentales entre le référenceur et le community manager : les outils et leviers. Et aussi parfois les objectifs. L'un veut du trafic, l'autre de la transformation. Je n'arrive toutefois pas bien à comprendre ce que les gens cherchent ainsi à s'intéresser aux outils "social media" sans jamais les utiliser concrètement. Retweeter en permanence la moindre miette de modification d'un pixel dans les CGU de Facebook ... Et je continue aussi à penser qu'il est en effet possible de générer un véritable élan viral sur le web à partir d'un peu de vent et d'une grande gueule. Ce sera sans moi car sans prétentions aucune, je n'aime pas m'adresser à des moutons.